COLLOQUES

 

 

Colloque parisien organisé par la Conférence Nationale des Académies en octobre 2019 

 

L'Innovation

 

 

Chers confrères,

Notre colloque parisien se tiendra en octobre 2019, mais une expérience déjà longue m’incite à vous informer dès maintenant du sujet qui a été retenu par le Bureau, avec l’accord du Chancelier Xavier Darcos. C’est « L’innovation ». Ce thème forme couple avec la tradition et l’héritage qui nous ont occupés en 2017,  en les niant pour les dépasser. Elle se pose contre la routine et l’immobilisme.

Le terme n’apparaît de façon répandue qu’au XVIe siècle, tiré du latin tardif innovatio. On le trouve avec un sens le plus souvent péjoratif, chez Amyot, Du Bellay et Montaigne :

« Rien ne presse un état que l’innovation ; le changement politique donne seul forme à l’injustice et à la tyrannie. » (Essais IV 82). On retrouve la même défiance chez Calvin qui a pourtant fortement contribué à ébranler les antiques structures de la société. L’innovation est donc liée aux grands bouleversements de la Renaissance. Au XVIIIe siècle une évolution lente conduit vers un sens plus positif, même si Rousseau s’en méfie encore. Au XIXe siècle puis au XXe siècle, l’innovation  se restreint aux domaines  scientifique, technologique et économique, avec Schumpeter.

Pourtant Bergson avait déjà proposé une définition plus large en la  considérant comme fondée sur l’éternelle insatisfaction humaine qui nous pousse  à toujours mieux faire. C’est ce sens que nous retiendrons, de façon à permettre à notre réflexion de couvrir un champ plus large, englobant toutes les compétences de nos  compagnies dans les domaines des beaux-arts, des lettres, des sciences, de la politique et de la réflexion philosophique. Nous redonnerons donc à l’innovation son sens premier. En effet l’innovation suppose que l’on quitte les sentiers battus par des pas trop nombreux mais pour aller ailleurs, en refusant l’immobilisme. Cet écart par rapport à la routine rassurante entraîne inquiétude et contestation et ce, dans tous les domaines.

On prendra garde de distinguer l’innovation de l’invention dans la mesure où l’invention précède l’innovation qu’elle permet, l’innovation étant la mise en application de l’invention. Le champ est donc très large puisque notre recherche nous poussera à la fois à un retour en arrière, en examinant en quoi nos prédécesseurs, en particulier au sein de nos compagnies, ont fait preuve d’innovation, mais aussi à une prospective, en mettant en valeur des innovations fécondes et récentes.

 

                                                                                Michel Woronoff

 

Précisions pour la rédaction 

 


Voici quelques indications relatives à la participation au Colloque sur L’Innovation qui se tiendra à Paris en octobre 2019. Leur observance facilitera grandement la tâche des relecteurs.

Les intentions de contributions sont attendues pour le 31 décembre 2018 au plus tard, sous forme de résumé d’une demi page.
Les contributions elles-mêmes sont attendues pour le 30 avril 2019, dernier délai. Elles seront examinées par un comité de lecture présidé par une autorité de l’Académie des Sciences Morales et Politiques. Comme pour les colloques précédents, les contributions retenues seront réparties en communications prononcées et publiées, communications publiées, documents.

La longueur des communications sera d’environ 10 pages en caractères Times New Roman de taille 12 (ne pas dépasser les 30 000 caractères, espaces compris). Adopter le format A 4 (21 x 29,7 cm). Fournir un tirage papier (n'utiliser que le recto) et une sortie d'imprimante lisible, avec marges latérales de 3 cm environ.
Placer les appels de notes en exposant, avant la ponctuation. Numéroter les notes de façon continue. Utiliser la taille 10 pour les caractères des notes. Les notes doivent être placées en bas de page.
Pour les travaux modernes, préciser dans la note, lors de la première mention : l'initiale du (ou des) prénom (s) et le nom de l'auteur, en PETITES CAPITALES ; le titre complet du livre, en italiques, sans guillemets ; le lieu d'édition ; la date et, en chiffres arabes, la pagination.
Pour les articles, titre entre guillemets typographiques (« ... ») ; préciser : le titre de la revue ou de l'ouvrage collectif en italiques.
Majuscules É À accentuées. Espaces insécables devant : ; ? ! et avec les guillemets typographiques. Paginer en haut à droite. Guillemets typographiques uniquement (« .... »)


Les communications sont donc attendues pour le 30 avril 2019 sous deux formes, une version papier et une version par voie électronique sous forme de fichier attaché (lisible sur Mac Os X). Ce délai permet l’examen des communications par la commission de lecture, la mise aux normes typographiques et la rédaction de la synthèse. Le volume des Actes sera distribué lors de la clôture du colloque de Paris.

En vous remerciant de votre participation, je vous adresse, chers confrères, mes bien cordiales salutations :

Michel WORONOFF
mél : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
6 chemin des Forges
25440 CHENECEY-BUILLON

 

Modèle format

 

TITRE DE LA COMMUNICATION

par

Prénom NOM[1] de l’Académie de VILLE[2]

 

 Comme texte-modèle destiné à présenter le format demandé pour les communications du colloque de la CNA[3], nous vous proposons un court extrait de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand. L’auteur vient d’arriver à Athènes. Voici ce qu’il écrit : « Je n’entrerai point dans la description particulière de chaque monument, je renvoie le lecteur aux ouvrages que j’ai souvent cités ; et, sans répéter ici ce que chacun peut trouver ailleurs, je me contenterai de quelques réflexions générales[4]. »

Il continue ainsi : « La première chose qui vous frappe dans les monuments d’Athènes, c’est la belle couleur de ces monuments. Dans nos climats, sous une atmosphère chargée de fumée et de pluie, la pierre du blanc le plus pur devient bientôt verdâtre. Le ciel clair et le soleil brillant de la Grèce répandent seulement sur le marbre de Paros et du Pentélique une teinte dorée semblable à celle des épis mûrs, ou des feuilles en automne[5]. »

Il ne vous reste plus qu’à glisser votre texte dans le modèle et tout se mettra en place.

 

[1] Nom du conférencier en majuscules (une grande en début de mot, le reste en majuscules plus petites).

[2] Nom de l’académie dont le conférencier est membre (grande majuscule en début de nom, puis petites majuscules).

[3] Attention aux grandeset petites majuscules aux noms propres, cf.  les noms propres du titre et CHATEAUBRIAND en note 2.

[4] R. de CHATEAUBRIAND, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Paris, éd. Gallimard, La Pléiade, 1969, p. 868.

[5] Idem.

 

Michel WORONOFF

 

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COLLOQUE ORGANISÉ PAR LA CONFÉRENCE NATIONALE DES ACADÉMIES DES SCIENCES LETTRES ET ARTS (2017)

 

 L’HÉRITAGE

 

Il ne paraît pas excessif d’avancer que le colloque organisé par la Conférence Nationale des Académies (CNA) qui eut lieu à Paris les 6 et 7 octobre 2017, a été une réussite. Comme pour l’édition de 2015, les travaux, qui se sont déroulés sur une journée et demie, se sont tenus dans le magnifique hôtel particulier abritant la fondation Simone et Cino del Duca, rue Alfred de Vigny, dans le huitième arrondissement.

Le nombre de présents au colloque s’est élevé à un peu plus de 150 personnes, des académiciens pour la plupart, ainsi que quelques accompagnants et invités. La majorité des académies était représentée, exactement 27 sur 32, ce qui donne une vraie légitimité à ce type de manifestation et en montre l’intérêt.

Le thème retenu cette année, à l’initiative de Michel Woronoff en concertation avec le bureau actuel de la CNA, présidé par Jean-Paul Meyrueis, successeur de Françoise L’Homer-Lebleu, était L’Héritage. Le lieu n’est pas ici de détailler ni même de résumer l’ensemble des travaux qui furent présentés au cours de ces trois demi-journées. La totalité des communications a été réunie dans un ouvrage d’« Actes » sous la direction de Michel Woronoff, livre dans lequel figurent également des contributions qui n’ont pu trouver leur place, faute de temps, au cours du colloque. Ce numéro spécial d’Akademos, publication dont Catherine Lecomte assure la rédaction en chef, a été distribué à chacun des participants et expédié, en nombreux exemplaires, aux diverses académies.

Au total, douze communications furent présentées, précédées d’une « ouverture » en trois temps pour des prises de paroles dues à Bernard Bourgeois, Président d’honneur de la Conférence, Président honoraire de l’Académie des Sciences morales et politiques, à propos de « L’héritage en philosophie » ; puis celle de Jean-Paul Meyrueis qui revint sur le concept d’héritage, mais pris dans sa totalité (« Héritages »), enfin celle de François d’Orcivalf, membre de l’Institut, Académie des Sciences morales et politiques pour un exposé ayant pour titre « La richesse des héritages ». Une synthèse finale fut proposée par Michel Woronoff, ancien président de la CNA, à partir de trois termes riches de sens « Les valeurs, les signes, les traces ».

Ce sont ces trois mots qui servirent d’axes de regroupement aux diverses communications de nos consœurs et confrères. En premier lieu « La source et les valeurs », avec les interventions de Michel Voisin (Montpellier), de Philippe Granarolo (Var), avant le déjeuner, puis de Marie-Odile Goudet (Mâcon), de Béatrice Bakhouche (Montpellier) de Jeanne-Marie Demarolle (ancien président de la CNA) et de Jacques-Marie de Latrollière (Angers). Après un bref « interlude », fut traitée la question des « Signes », avec les exposés de Gemma Durand (Montpellier), de Christian Froissart (Orléans) et de Bernard Reumaux (Alsace).  Le lendemain, samedi matin, furent proposées, sous le titre « Les traces », trois nouvelles communications dues à Bernard Cros (Var), à Véronique Richard-Brunet (Mâcon) et à Philippe Dazet-Brun (Jeux Floraux). Les communications étaient le plus souvent illustrées par des diaporamas qui pouvaient être suivis par tous grâce à une excellente installation vidéo, et de nombreuses et pertinentes questions furent posées aux orateurs afin de prolonger le débat.

Le colloque lui-même fut complété, le vendredi à 17 heures 30, de l’Assemblée générale de la Conférence Nationale des Académies, réunion dont le président Meyrueis rend compte par ailleurs. La même journée s’acheva par un dîner organisé dans les locaux du  Sénat au Palais du Luxembourg, où se retrouvèrent, dans les salons Napoléon et Pourpre  du restaurant des Sénateurs, une centaine de convives.

La succession des exposés qui composèrent ce colloque constitua une fête pour l’esprit. Les échanges cordiaux et souvent amicaux entre les membres des différentes académies furent l’occasion d’une fraternisation entre pairs. La pensée rencontra l’humain, dans une perspective conforme aux tacites objectifs académiques : partager la réflexion, réunir autour du savoir, transmettre et développer les valeurs humanistes. Une contribution indirecte à la construction d’un « héritage » culturel à léguer aux générations futures, en somme.

Et puisque le hasard voulut qu’au cours de ces journées, le nom de René Char fût prononcé à plusieurs reprises, cet aphorisme du poète de la Sorgue en guise de conclusion : « Nous n’appartenons à personne sinon au point d’or de cette lampe inconnue de nous, inaccessible à nous qui tient éveillés le courage et le silence.» (Feuillets d’Hypnos, 5,  Œuvres complètes, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, p. 176). 

Rendez-vous en Alsace, en octobre 2018, et à Paris un an plus tard.

 

                                                                                                    Yves Stalloni  Secrétaire général de la CNA

 

                                                                                                 

 

 

colloque 

 

D’une Rive à l’autre de la Méditerranée occidentale : hier, aujourd’hui et demain.

 

Nîmes. Les 16, 17 et 18 octobre 2017

 

Du 16 au 18 octobre, la commission "Arc méditerranéen" de l’Académie de Nîmes, (rapporteur Mme Hélène Deronne), associée aux Académies du Var et de Marseille, ainsi qu’à l’O.NG. Émir Abd el Kader et à la Fondation de la Casbah d’Alger, organisait avec le soutien de la Ville de Nîmes, de Nîmes Métropole, de la Région et du Département, un premier colloque, longuement préparé : D’une Rive à l’autre de la Méditerranée occidentale : hier, aujourd’hui et demain.
A l’issue la séance d’ouverture, la première journée fut consacrée à l’Émir Abd el Kader, son œuvre (principalement sa Lettre aux Français), son action et sa spiritualité interreligieuse.
La journée suivante permit d’analyser, de manière comparative et très large – du Moyen-Âge à nos jours et au travers des sciences exactes comme de la médecine ou de l’éthologie/écologie des milieux marins – l’évolution des sciences dans les pays méditerranéens.
Durant la dernière journée on s’intéressa au patrimoine artistique et architectural commun, avec une insistance particulière apportée à la Casbah d’Alger et à la Médina de Tunis, ainsi qu’aux archives manuscrites et à leur circulation d’une rive à l’autre au fil de l’Histoire.
Au total, trois riches journées d’étude et de partage suivies par un public nombreux, attentif et présent dans les discussions, constituant d’excellents prolégomènes à de nouvelles rencontres, auxquelles devront être associés le Maroc et la Tunisie.
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Allocution de Jean-Paul MEYRUEIS

Président de la CNA

 

Monsieur le préfet,

Monsieur le Sénateur-Maire,

Messieurs les présidents des Académies de Nîmes et de Marseille,

Messieurs le président de la fondation Abd el Kader de Genève,

Chers collègues, Mesdames, Messieurs.

C’est en tant que président de la Conférence Nationale des académies des sciences, Lettres et arts représentant, sous l’égide de l’institut de France, 32 académies et 1370 académiciens que je suis présent à ce colloque, organisé par l’Académie de Nîmes, soutenue par les Académies de Marseille et du Var. Je voudrais tout d’abord adresser toutes mes félicitations à Madame Hélène Deronne, coordonnatrice du colloque. Contre vents et marées elle a conçu et mené à bien son projet malgré les nombreuses réticences qu’il suscitait. En ces périodes politiquement difficiles il est particulièrement courageux d’essayer de rapprocher les deux rives de la Méditerranée pour un dialogue constructif.Ces deux rives se rapprochent certes spontanément à l’échelle géologique, sous l’action de la remontée de la plaque africaine, mais il faudra quelques dizaines de Ma avant que la Méditerranée disparaisse. Ce qui laisse du temps au temps.

En dehors des quelques siècles de domination romaine sur les deux rives  de la Méditerranée, la mare nostrum a toujours été un espace de conflit. Du 8e au 13esiècle l’empire musulman a régné sur ses rives à l’est, au sud et à l’ouest, de Samarcande à Saragosse…

Ce colloque va nous donner une idée de ce que les arabes ont apporté à l’occident pendant cette longue période. Ils ont commencé par traduire les textes grecs et une partie des textes indiens. C’est grâce à eux que nous avons hérité de la médecine de Galien et des travaux d’Archimède et d’Aristote…Sur cette base ils ont fait progresser la médecine avec Avicenne, la philosophie et la médecine avec Averroès pour ne citer que les plus célèbres. Ils ont inventé l’algèbre, même si les chiffres dits arabes sont en réalité indiens, la trigonométrie et une partie de l’astronomie.

Mais pendant des siècles ils ont aussi apporté les raids sarrasins meurtriers sur les côtes et dans le sud de la France.

Au 19e siècle les choses se sont inversées et se fut la colonisation avec ses excès. Elle a cependant apporté aux arabes les connaissances et les progrès de la civilisation occidentale et presque fait disparaitre les grandes endémies du continent africain.

Dans une optique de rapprochement le choix d’Abd el Kader est particulièrement judicieux. Symbole du combat contre le colonialisme il est à l’origine de l’état algérien. Philosophe et poète mystique il étudiait la géométrie et citait Platon…Pour la France de Louis Philippe et de Napoléon III il fut un modèle de combattant respecté de tous. Esprit tolérant et ouvert il fut libéré par la France après son incarcération à Toulon puis à Pau.  En Syrie il prit la défense des chrétiens d’Orient ce qui lui valut d’être décoré de la légion d’honneur et même décoré par le Vatican. Je retiendrai de lui une phrase essentielle :

Si les musulmans et les chrétiens avaient voulu me prêter leur attention, j’aurais fait cesser leurs querelles. Ils seraient devenus extérieurement et intérieurement des frères.

Hélas le rendez- vous a été raté. La Méditerranée des trois religions s’achemine probablement vers la guerre des cultures. Il faudra beaucoup de colloques pour espérer l’arrêter. Celui qui s’ouvre va mettre en évidence ce que les arabes ont apporté à l’occident. S’il s’agit d’un dialogue le prochain devrait mettre l’accent sur ce que l’occident a apporté au monde arabe au-delà de la colonisation dont on ne peut que condamner les excès.

 

 

 

 

 

 

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Colloque "Le corps de l'homme" octobre 2015

 

 

 Le volume ci-dessus comportant de très nombreuses illustrations son poids informatique ne permet pas de le mettre en ligne directement. 

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INSTITUT DE FRANCE
CONFÉRENCE NATIONALE
DES ACADÉMIES DES SCIENCES, LETTRES ET ARTS

 

LE CORPS DE L’HOMME


SOUS LA DIRECTION

DE M. MICHEL WORONOFF

AKADÉMOS

2015

 


SOMMAIRE

 

AVANT-PROPOS

Le corps de l’homme : corps humain et homme incorporé

Bernard BOURGEOIS
Membre de l’institut,
Président honoraire de l’académie des Sciences morales et politiques,
Président d’honneur de la conférence nationale des académies ......................................... 9

Les mots du corps

Françoise L’HOMER-LEBLEU

Président de la conférence Nationale des académies ...................................................... 13

INTRODUCTION

Vieillesse et longévité : les défis du vieillissement

André VACHERON
Membre de l’Institut,
Président honoraire de l’académie de Médecine.............................................................. 21

I.- LES IMAGES DU CORPS

Les représentations humaines dans l’art
du Paléolithique supérieur en Eurasie
Académie de Toulouse, Anne-Christine WELTÉ ............................................................. 29

La représentation du corps dans la sculpture monumentale
des XIIe et XIIIe siècles. Quelques exemples de la région messine
Académie de Metz, Marie-Antoinette KUHN-MUTTER ..................................................... 41

Le corps porteur d’images et de symboles dans la Peinture et
la sculpture chrétienne du Moyen Âge au XVIIe siècle occidental
Académie de Nîmes, Hélène DERONNE ........................................................................ 51

Le corps de l’Homme dans les dessins du Musée Atger
Académie de Montpellier, Thierry LAVABRE-BERTRAND
et Hélène LORBLANCHET .......................................................................................... 63

Homme blessé, corps mutilé :
un thème iconographique de la Grande Guerre
Académie de Rouen, Claire MAINGON .......................................................................... 75

Le corps et l’esprit dans la poésie et la peinture de William Blake
(1757-1827)
Académie de Bordeaux, Régis RITZ ............................................................................. 85

Le corps de la femme chez Alain-Fournier
Académie d’Orléans, Claude-Henry JOUBERT ................................................................. 97

Entre contrainte et libération : le corps féminin et la mode
Académie de Nîmes, Michèle PALLIER ......................................................................... 105

I.- LES DÉFIS DU CORPS

Le corps découvert : nu et dénudé

Académie du Var, Yves STALLONI .............................................................................. 115

Variations sur le thème de la peau :
du microscope aux aiguilles et au pinceau
Académie de Nîmes, Pascal GOUGET et Dominique PRAT ................................................125

Le Corps du musicien mis à rude épreuve
Académie de Metz, Gilbert ROSE ................................................................................ 135

Le corps et le devoir de verticalité
Académie de Metz, R.P. Yves LEDURE ......................................................................... 141

L’organisme humain : réification ou transfiguration ?
Académie de Caen, Monique DROUET .......................................................................... 151

La femme enceinte et son corps
Académie de Nîmes, Catherine MARES,
Micheline POUJOULAT et Pierre MARES ........................................................................ 161

Du fœtus humain imaginé à l’enfant en 3D
Académie de Bordeaux, Jacques BATTIN ...................................................................... 171

D’Hippocrate au XXIe siècle
Académie d’Orléans, François KERGALL ......................................................................... 177

Le malade hospitalisé vu par les écrivains
Académie de Nîmes, Richard BOUSIGES ........................................................................ 189

Entre les mains de la Médecine
Académie de Besançon, Henry FERREIRA-LOPEZ ............................................................ 201

III.- LE CORPS PROFOND

La représentation anatomique,
du néant au modèle informatique...
Académie d’Aix, Jean BONNOIT ................................................................................... 213

De l’aube anatomique à la nanochirurgie :
une fantastique aventure humaine
Académie de Montauban, Philippe BÉCADE .................................................................... 225

Le visage, une impossible anatomie
Académie d’Amiens, Bernard DEVAUCHELLE .................................................................. 235

Imagerie et thérapie du corps humain par ultrasons
Académie de Touraine, Léandre POURCELOT ................................................................ 249

Les trompes de Fallope.
Histoire de cette double voie vitale et de ses obstructions
Académie de Nîmes, Jean-Pierre ROUANET DE LAVIT ..................................................... 257

Le Rachis thoracolombaire de l’Homo sapiens,
aspects évolutifs et approche biomécanique
Académie de Clermont-Ferrand, Guy VANNEUVILLE et
Jacques CHABANNES ................................................................................................. 267

Aspects moléculaires et cellulaires :
données, espoirs, illusions, questionnements
Académie d’Orléans, Michel MONSIGNY ........................................................................ 277

Lipides et cerveau
Académie de Lyon, Michel LAGARDE ........................................................................... 289

Le corps humain : de l’histoire du cerveau aux robots, demain...
Académie de Marseille, François CLARAC ...................................................................... 295

Homme augmenté et renoncement à l’intégrité du corps humain
Académie de Montpellier, Jean-Pierre NOUGIER ............................................................ 305

SYNTHÈSE

Corps à corps
Michel WORONOFF .................................................................................................. 319


CONCLUSION

Le corps de la femme, une Académie
Monsieur Gabriel de BROGLIE, chancelier de l’Institut de France ...................................... 335

 

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 Allocution prononcée lors du colloque « Le corps de l’homme »

de la Conférence nationale des Académies de province

par M. Gabriel de Broglie,

Chancelier de l’Institut de France

Le samedi 10 octobre 2015

à la Fondation Simone et Cino Del Duca

 

 Ayant pris connaissance du programme de vos travaux, j’ai été impressionné par l’amplitude et la qualité des sujets de recherche et des communications. Chaque Académie a mis en valeur un thème ayant trait au corps de l’homme, de sa nature humaine, anatomique aux visions les plus anticipatrices de ce que notre enveloppe corporelle, augmentée artificiellement souvent, pourrait être dans les temps futurs, pas si éloignés d’ailleurs.

Le corps représenté sous le crayon de l’artiste, le corps blessé par les guerres, les maladies, la génétique, le corps dénudé ou vêtu, le corps et ses composantes organiques, rien n’a échappé à la réflexion préliminaire des Académies et à ces deux jours de réunion. Je sais que Michel Woronoff vient d’ailleurs d’accomplir l’exploit de vous en faire la synthèse.

J’avais préparé une intervention ayant pour thème « Le corps de la femme, une académie », texte que vous retrouverez dans les actes du colloque.

Il me semble cependant qu’au terme de vos échanges, leur richesse me conduise plutôt à ne pas lire la contribution prévue initialement, mais à laisser libre cours à mes réflexions métaphoriques. Et ce pourrait être sur le thème : le corps n’est pas seulement le corps.

En cet instant, en effet, devant vous tous réunis, je ne peux m’empêcher de penser que la Conférence des académies de province constitue en elle-même un corps. Et ne faut-il pas se placer dans une perspective plus large, où le corps de l’homme a longtemps été considéré comme un modèle des corps sociaux ?

La société elle-même est organisée comme un corps social. La société, mais aussi l’armée, la magistrature, la médecine, et jusqu’au sommet de l’État où l’on parle des grands corps de l’État.

Qu’est-ce qui caractérise ces corps ? Il s’agit d’un cas d’anthropomorphisme qui date du fond des âges classiques. Les Grecs ont découvert la grandeur du corps de l’homme et l’ont transposé dans l’organisation de la cité.

Que recouvrent ces corps sociaux ? Pour que la société tienne debout, il faut un cerveau, un cœur, un système d’information, et de transmission, des instruments, des outils, afin que tout l’ensemble fonctionne de façon harmonieuse. On se prête à rêver que les grands corps fonctionnent selon les mêmes principes que le corps humains.

L’anthropomorphisme déborde largement les champs des institutions pour s’étendre à des objets, des sensations, des idées. Ne dit-on pas qu’une pompe a un corps, qu’un vin a du corps, ne parle-t-on pas d’un corps de doctrine pour désigner un ensemble intellectuel complet, et bien organisé.

Ce n’est pas seulement un anthropomorphisme, c’est un modèle de construction sociale, politique et morale. La société a un certain nombre de règles fixes, mais aussi un souffle, un esprit, une imagination et un objectif qui lui sont supérieurs. Les corps seraient alors des constructions complexes, plus élevés qu’un simple composant matériel et qui ont d’autres finalités que leur seule existence physique.

Cette conception s’oppose à d’autres qui ont fleuri du second XIXe à la fin du premier XXe siècle, d’environ 1850 à 1950. Je pense à l’individualisme pur et dur qui n’existe pas dans le corps, ni dans les corps ; au scientisme ; à tous les déterminismes ; au communautarisme, déviance de la notion de corps qui ne tient pas compte des composants et de la finalité générale ; à la doctrine occidentale de la fin du XIXe siècle présentant comme un objectif prépondérant l’assimilation à des valeurs universelles de la seule catégorie des corps sociaux occidentaux et individualistes. Or le XXe siècle est plus compliqué que cela.

Toutes les évidences matérielles et sensorielles dont les corps font partie ont été ébranlées par les progrès de la science qui suppriment les distinctions réelles entre étendue et mouvement, entre ondes et corpuscules, entre matière et lumière, entre espace et temps.

Peut-être la grande leçon du très beau colloque qu’a organisé la Conférence nationale des Académies des sciences, lettres et arts est-elle que le corps n’est pas seulement le corps et que le corps social non plus. Comme l’écrivait Claudel, « ce n’est pas l’esprit qui est dans le corps, c’est l’esprit qui contient le corps et qui l’enveloppe tout entier » ou bien, cet aphorisme poétique mais aussi réaliste de Cocteau, bien de sa manière incisive et à laquelle, en vieillissant, on doit bien se rallier de plus en plus « le corps est un parasite de l’âme ».

 

Mis en ligne avec l'autorisation de Monsieur Gabriel de Broglie

chancelier de l'Institut de France

 

 

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Colloque d'Orléans - Octobre 2014

"Orléans, ville d'Histoire et d'Innovation"

 

Les actes de ce colloque peuvent être consultés  en version PDF sur ce site dans le volet Publications

du chapitre Académie d'Orléans dans l'onglet Les Académies

 

 

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Colloque  "L'esprit en progrès"  Octobre 2013

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