Mot d’accueil sur le site de la CNA



La Conférence Nationale des Académies est heureuse de vous accueillir sur son nouveau site dont nous devons la réalisation au professeur Jean-Paul Meyrueis, vice-président de la Conférence et par ailleurs président honoraire de l’Académie du Var. À lui va toute notre reconnaissance.
Ce site se veut plus réactif que ceux qui l’ont précédé. Vous y trouverez certes les habituelles rubriques historiques et descriptives concernant notre compagnie, ses activités et ses publications, mais aussi un espace dédié aux trente-deux académies qui la composent, avec des liens permettant d’accéder à leurs sites respectifs et donc à leur histoire, à leur programme, leurs colloques, voire leurs Mémoires lorsque ceux-ci ont pu être numérisés.
C’est sur ce site également que vous trouverez, dans des espaces prévus à cet effet, les Mots que le président en exercice de la CNA vous adresse régulièrement, en particulier au Nouvel an, le Mot du secrétaire général, les nouvelles importantes ainsi que les comptes rendus des réunions du Conseil d’administration, des assemblées générales, des colloques et autres manifestations qu’organise la Conférence.
Enfin nous invitons nos consœurs et confrères  des académies membres de la CNA à nourrir eux-mêmes ce site, qui est aussi le leur, en nous envoyant par exemple, via le président de leur académie et avec son accord, soit une brève sur un sujet d’actualité, soit le texte d’une communication particulièrement représentative des travaux de leur propre compagnie qui seraient ainsi mis à la disposition de tous, visiteurs extérieurs compris.
Ainsi espérons-nous par cette double approche mieux répondre à la double vocation de toute académie : développer en son sein le savoir, toutes disciplines réunies, certes, mais aussi le transmettre, généreusement, au plus grand nombre, dans le plus pur esprit académique dont notre protecteur l’Institut de France est le garant.


Le 16 juin2016                                 

Françoise L’Homer-Lebleu,
président de la CNA 2014-2016,
vice-présidente de l’académie d’Orléans.


 

 

LA CONFÉRENCE NATIONALE DES ACADÉMIES (C.N.A) PRÉSENTATION GÉNÉRALE

 

La Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts regroupe sous l’égide de l’Institut de France les Académies de province présentant des caractéristiques communes : ancienneté, objectifs, règles de fonctionnement, rayonnement local.

Elle a été créée à l’initiative conjointe du bâtonnier Albert Brunois, alors président de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, et du médecin-général Edmond Reboul, président de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon. La première réunion des 23 académies qui allaient constituer initialement cette Conférence s’est tenue fin 1989 à Paris, à  l’Institut. La Conférence a été officiellement installée et ses statuts adoptés en 1994.

Aujourd’hui, ce sont 32 Académies de province qui composent cette Conférence Nationale des Académies qui ont en commun :
- une ancienneté importante, la plupart ayant été créées avant la Révolution ;
- le caractère continu et pluridisciplinaire de leurs activités constituées de réunions régulières, avec des conférences ou des communications de leurs membres ou d’invités, de travaux et de mémoires publiés dans des recueils ou actes ;
- un nombre limité de membres titulaires, tous élus ;
- un rayonnement local et régional par le renom de leurs membres et par la qualité de leurs travaux.

Dans ce cadre, en vue de contribuer à une meilleure mise en valeur en France et à l’étranger du patrimoine culturel et intellectuel que représentent les Académies de province, la Conférence Nationale des Académies s’est donnée pour but de coordonner et de développer par une liaison permanente les initiatives et les réalisations des Académies de la Conférence, chacune d’entre elles continuant à agir en pleine autonomie dans le cadre de son statut et de ses spécificités. Ainsi la Conférence vise :
- à mettre en communication les différentes Académies et à promouvoir les relations interacadémiques ;
- à favoriser les travaux en commun ;
- à contribuer avec l’Institut de France aux réflexions sur le rôle et les évolutions des Académies de province.

 A l’occasion de son assemblée générale annuelle, la Conférence organise un colloque, alternativement à Paris les années impaires et en province, au sein de l’une des Académies de la Conférence, les années paires.
Elle édite la revue Akademos.

 

Historique de la Conférence Nationale des Académies

 

A l’origine, sous l’Ancien Régime, le roi pouvait accorder à des sociétés savantes, sous certaines conditions, des Lettres patentes leur permettant de prendre le titre recherché d’Académie, ce titre étant assorti de privilèges. Fondées au XVIIème siècle pour les plus anciennes, et au XVIIIème pour la plupart, ces Académies ont survécu aux bouleversements historiques puisqu’elles avaient toutes été supprimées lors de la Révolution en 1791, mais se sont ensuite recréées au début du XIXème siècle, puis elles se sont adaptées au fil des changements de régime. D’autres sociétés de même nature sont venues s’ajouter à ces académies les plus anciennes.

Longtemps ces académies ont œuvré dans leur ville et leur région sans chercher à se rapprocher, d’autant qu’elles avaient chacune des statuts, des particularismes et des activités, marqués par leur passé et par les conditions locales. Seul, Francisque Bouillier, docteur es lettres, Inspecteur général de l’Instruction publique, directeur de l’Ecole normale supérieure, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, membre de l’Académie de Lyon, avait milité en 1879 pour un rapprochement entre l’Institut et les Académies de province. Il a fallu ensuite attendre la fin des années mille neuf cent quatre-vingts pour que plusieurs académiciens conjuguent leurs convictions et leurs efforts pour initier et créer les conditions propices à un tel rapprochement.

Ainsi en 1987, Albert Brunois, ancien bâtonnier du Barreau de Paris, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, et le médecin-général Edmond Reboul, membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, proposaient de favoriser les rapprochements entre Académies provinciales ainsi que les relations entre ces Académies et les Académies nationales. A leurs yeux, ce projet devait ainsi prolonger le rayonnement de l’Institut dans l’ensemble du pays et ce rapprochement devait permettre aux Académies de province de mieux se connaître, d’échanger, de mettre en commun leurs travaux et leurs recherches et d’étendre ainsi leur influence au niveau local mais aussi au plan national.

En 1989, sur proposition d’Edouard Bonnefous, Chancelier de l’Institut, Albert Brunois réunit à Paris les représentants des 23 Académies créées avant la Révolution.

En 1991, Edmond Reboul, alors président de l’Académie de Lyon, réunit dans cette ville les représentants des Académies de province et ceux de l’Institut. Le principe d’un rapprochement de ces Académies sous la dénomination de « Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts » est adopté. Ce terme de « conférence » est apparu comme le mieux adapté vis-à-vis des parties prenantes, notamment pour bien montrer qu’en aucun cas ce rassemblement viendrait empiéter sur l’indépendance de chacune des académies, respectant ainsi pleinement leur autonomie, leur histoire, leur originalité et leurs particularités. A l’occasion de cette réunion à Lyon, de manière symbolique, une séance commune de travail s’était tenue entre l’Académie des Sciences et les académies de cette Conférence naissante.

En 1992, se tient une nouvelle réunion de la Conférence à Paris sous la présidence conjointe du professeur Jean Hamburger, membre de l’Académie Française, de l’Académie des Sciences et de l’Académie Nationale de Médecine, du professeur Jacques Friedel, membre de l’Académie des Sciences, et du bâtonnier Albert Brunois. Trois nouvelles Académies sont admises, celles de Savoie, du Var et de Versailles, portant ainsi le nombre total des Académies de la Conférence à 26. En 1993 les représentants de ces Académies se réunissent à Marseille.

C’est en 1994 que naît vraiment la Conférence à l’occasion d’une nouvelle réunion à Rouen : les statuts y sont élaborés et la présidence de la Conférence est confiée, pour une durée de deux années, fort naturellement au médecin-général Edmond Reboul, l’un des fondateurs de la Conférence.

Les statuts de la Conférence Nationale des Académies des Sciences, Belles-Lettres et Arts, déposés auprès de la Préfecture de Paris, sont publiés au Journal officiel du 23 juin 1995. Cette même année, les représentants de la Conférence sont invités aux manifestations commémoratives du 200ème anniversaire de l’Institut à Paris. Le professeur Jean Imbert, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, est élu président d’honneur de la Conférence, représentant de l’Institut.

En 1996, accueillie par l’Académie de Stanislas, la Conférence tient sa première assemblée générale à Nancy. Elle tient un colloque sur le thème « La Lorraine, la France, l’Europe ». La présidence de la Conférence est confiée au professeur Alain Larcan, membre de l’Académie de Stanislas. Le médecin-général Edmond Reboul, président sortant, est élu président d’honneur. L’assemblée générale décide d'admettre  l’Académie de Montauban.

En 1997, l’assemblée générale se tient à Paris à l’Institut. En 1998, l’Académie de Versailles accueille l’assemblée générale avec un colloque sur « Versailles au XIXème siècle ». La présidence de la Conférence est confiée à Patrice Bonnefous, membre de l’Académie de Versailles.

En 1999, la Conférence tient son assemblée générale à Toulouse, à l’invitation conjointe de l’Académie des Jeux Floraux et de l’Académie des Sciences, Inscriptions, Belles-Lettres et Arts de Toulouse qui est ainsi la seule ville à compter deux Académies au sein de la Conférence.

En 2000, la Conférence est accueillie par l’Académie de La Rochelle. Charles Mavaut, membre de cette Académie, est élu président de la Conférence.

En 2001, à l’invitation d’Alain Plantey, président d’honneur et représentant l’Institut auprès de la Conférence, l’assemblée générale se tient à Paris et les représentants de la Conférence sont invités à la séance solennelle de rentrée de l’Institut de France.

En 2002, l’assemblée générale de la Conférence se tient à Besançon à l’occasion du 250ème anniversaire de l’Académie de Besançon et de Franche-Comté. Le professeur Michel Woronoff, membre de cette Académie, est élu président de la Conférence.

En 2003, l’assemblée générale se tient à Paris et la Conférence est invitée à la rentrée solennelle de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

En 2004, l’Académie d’Angers accueille la Conférence avec l’organisation d’un colloque sur le thème « Les princes d’Anjou ; mémoires et survivances ». Le professeur Jean-Claude Rémy, de l’Académie d’Angers, est élu président de la Conférence.

En 2006, la Conférence est accueillie par l’Académie de Montpellier pour le tricentenaire de cette Académie. L’assemblée générale vote l’admission de l’Académie d’Orléans qui devient ainsi le 29ème membre de la Conférence. La présidence de la Conférence est confiée au professeur Daniel Grasset de l’Académie de Montpellier.

En 2007, l’assemblée générale se tient à l’Institut de France à Paris. Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, honore de sa présence le colloque sur le thème de « La Nation Française » et prononce une conférence sur  « L’Ecole et la Nation ».

En 2008, c’est l’Académie Delphinale qui accueille la Conférence à Grenoble. Le professeur André Laronde, membre de cette Académie, membre de l’Institut, est élu président de la Conférence.

En 2010, l’Académie de Metz fête son 250ème anniversaire ; à cette occasion elle accueille du 6 au 8 octobre la Conférence et madame le professeur Jeanne-Marie Demarolle, présidente de cette Académie de Metz,  prend la présidence de la Conférence.

En 2012, à l’occasion du tricentenaire de l’Académie de Bordeaux, la Conférence se réunit dans cette ville pour son assemblée générale, un colloque et une série de visites dans la région. Le Premier Président François Braud, de l’Académie de Bordeaux, est élu président de la Conférence.

En 2013, la Conférence organise son colloque et tient son assemblée générale à Paris, à la Fondation Simone et Cino Del Duca de l’Institut.

En 2014, la Conférence se réunit à Orléans, à l’invitation de l’Académie de cette ville. Madame Françoise L'Homer-Lebleu est élue présidente de la Conférence.

En 2015 la Conférence organise son colloque à Paris le 9 et 10 octobre, à la Fondation Simone et Cino Del Duca de l'Institut sur le thème : Le corps de l'homme.

En 2016 l'Académie du Var accueille  la Conférence et organise un colloque sur le thème : "Toulon, le Var et la mer". Le professeur Jean-Paul Meyrueis membre et ancien président de l'Académie du Var est élu président de la Conférence.

En 2018 la Conférence, invitée par l'Académie d'Alsace, se réunit à Colmar et à Strasbourg sur le thème " Des étoiles et des hommes ". Madame Christiane Roederer, membre et ancien président de l'Académie d'Alsace, est élue président de la Conférence.

 

Statuts de la Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts.

 

Les statuts de la Conférence ont été déposés auprès de la Préfecture de Paris et publiés au Journal Officiel du 23 juin 1995. La Conférence a le statut d’une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Le siège social de la Conférence est fixé à l’Institut de France, 23 quai de Conti, à Paris (75006).

« La Conférence a pour but, en vue d’aider à la meilleure mise en valeur en France et à l’étranger du patrimoine culturel et intellectuel national que ses diversités régionales enrichissent, de coordonner et de développer par une liaison permanente les initiatives et les réalisations des Académies agissant dans les cadres de leur statut assurant leur autonomie. »

Membres de la Conférence
Voir liste des Académies membres ci-dessous
De nouvelles compagnies peuvent être admises lors d’une assemblée générale sur rapport d’une commission de trois membres démontrant que celles-ci satisfont aux critères suivants : ancienneté, multidisciplinarité, limitation du nombre de leurs membres, admission de ceux-ci par élections, travaux et publications.

Membres d’honneur de la Conférence
Sont membres d’honneur de la Conférence, l’Institut de France et ses cinq Académies :
- l’Académie Française ;
- l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ;
- l’Académie des Sciences ;
- l’Académie des Beaux-Arts ;
- l’Académie des Sciences Morales et Politiques.

D’autres personnes morales ou personnalités peuvent être nommées membres d’honneur en assemblée générale en raison des services rendus à la Conférence.

Assemblée générale
L’assemblée générale de la Conférence se réunit chaque année, alternativement dans les locaux de l’Institut de France et dans ceux d’une Académie membre de le Conférence.
Chaque Académie peut déléguer deux de ses membres aux assemblées générales, mais ne dispose que d’une voix délibérative pour les scrutins. L’assemblée générale délibère à la majorité des Académies présentes ou ayant donné pouvoir à l’une d’elles.
L’assemblée générale désigne les membres du Bureau de la Conférence pour une durée de deux années. Elle fixe le montant de la cotisation annuelle versée par chacune des Académies membres.

Le Bureau de la Conférence Nationale des Académies
Le bureau désigné par l’assemblée générale élit en son sein :
- un président ;
- un vice-président ;
- un secrétaire général ;
- un secrétaire général adjoint ;
- un trésorier.

Ressources et activités de la Conférence
Les ressources de la Conférence comprennent le montant des cotisations, les subventions des organismes publics et toutes ressources autorisées par la loi et les règlements.
La Conférence peut organiser des colloques nationaux et internationaux et instituer des rapports avec des Académies étrangères.
La Conférence édite un bulletin périodique.

 

 

 Membres de la Conférence Nationale des Académies

 

Actuellement la Conférence comprend 32 Académies membres ;


- Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles-Lettres d’Aix
- Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Alsace
- Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Amiens
- Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d’Angers
- Académie Florimontane d’Annecy
- Académie d’Arles
- Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Arras
- Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon et de Franche-Comté
- Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux
- Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen
- Société Nationale Académique de Cherbourg
- Académie des Sciences, Lettres et Arts de Clermont
- Académie Delphinale
- Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon
- Académie des Jeux Floraux
- Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle
- Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon
- Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Mâcon
- Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille
- Académie Nationale de Metz
- Académie de Montauban, Sciences, Belles-Lettres, Arts, Encouragement au Bien
- Académie des Sciences et Lettres de Montpellier
- Académie de Nîmes
- Académie d’Orléans
- Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen
- Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie
- Académie de Stanislas
- Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse
- Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Touraine
- Académie du Var
- Académie des Sciences Morales, des Lettres et des Arts de Versailles et d’Ile-de-France
- Académie de Villefranche et du Beaujolais

 

Liste des anciens présidents d’honneur de la Conférence Nationale
des Académies, représentant l’Institut.

 

1995 à 1998 : Jean Imbert
Le professeur Jean Imbert, né en 1919, était docteur en droit. Sa carrière d’enseignant a été marquée par des postes de hautes responsabilités en France et à l’étranger : doyen de la Faculté de droit de Phnom Penh, recteur de l’Université de Yaoundé, recteur de l’Académie de Versailles, directeur des personnels enseignants au ministère de l’Education nationale, directeur des enseignements supérieurs au Secrétariat d’Etat aux universités, président de l’Université de Paris II. Il a écrit de très nombreux ouvrages sur l’histoire, le droit et les faits de société.

 

 

Jean Imbert a été élu à l’Académie des Sciences Morales et Politiques en 1982 (Section « Morale et sociologie ») et président d’honneur de la Conférence Nationale des Académies en 1995.
Il est décédé en 1999.


1998-2011 : Alain Plantey
Le professeur Alain Plantey, né en 1924, était docteur en droit, ancien élève de l’École Nationale d’Administration et Conseiller d’État.

 

Résistant pendant la Guerre, il a occupé ensuite des postes de hautes responsabilités au sein de l’administration et dans les cabinets ministériels : membre de la Délégation française à l’Assemblée générale des Nations unies, conseiller à la présidence de la Communauté, adjoint pour les affaires africaines et malgaches au Secrétaire général à la présidence de la République, ambassadeur de France à Madagascar, vice-président du Comité permanent des armements et responsable du siège à Paris de l’Union de l’Europe Occidentale, président de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale, membre du Conseil international de l’arbitrage des sports à Lausanne. Il a participé étroitement à la rédaction des constitutions de plusieurs états africains. Il a publié de nombreux ouvrages dans les domaines du droit et de la fonction publique et il enseignait dans les écoles les plus prestigieuses en France comme à l’étranger.
Alain Plantey a été élu à l’Académie des Sciences Morales et Politiques en 1983 (Section « Législation, droit public et jurisprudence »). Il a assuré la présidence de cette Académie ainsi que de l’Institut en 1996. Il a été élu président d’honneur de la Conférence Nationale des Académies en 1998.
Il est décédé en 2013.

 
Depuis 2011 : Bernard Bourgeois
Le professeur Bernard Bourgeois, né en 1929, est ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de philosophie. Il a enseigné dans les universités de Lyon puis de Paris I Panthéon Sorbonne. Il a assumé de nombreuses responsabilités institutionnelles : doyen de la Faculté de Lyon, membre du Conseil national des Universités, président de jurys d’agrégation, membre de la commission française pour l’UNESCO. Il préside depuis 1991 la Société française de philosophie. Il s’est spécialisé dans l’histoire de la philosophie allemande moderne, de Kant à Marx, notamment Hegel dont il a traduit plusieurs œuvres.
Bernard Bourgeois a été élu à l’Académie des Sciences Morales et Politiques en 1999 (Section « Philosophie »). Il a été élu président d’honneur de la Conférence Nationale des Académies en 2011.


Liste des anciens présidents de la Conférence Nationale des Académies

 

1994-1996 : Edmond Reboul (Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon)
Le médecin-général Edmond Reboul est né en 1923. Entré à l’Ecole de santé militaire de Lyon en 1942, il en sort major et docteur en médecine en 1948. Il a accompli une carrière complète au sein des armées avec des postes de médecin dans les forces en métropole, en Allemagne, au Maroc et dans le Sahara, puis de spécialiste dans les hôpitaux, en particulier à Lyon. Il a été nommé médecin-général en 1977.

 

Parallèlement à cette carrière militaire, Edmond Reboul était un passionné de littérature. Ecrivain, poète, et essayiste, il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages pour lesquels il a reçu de nombreuses distinctions : deux fois lauréat de l’Académie Française, en 1972 et 1981, et Grand prix des poètes français en 1986.
Membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, il a été président de cette Académie à plusieurs reprises. Il était également membre honoraire de plusieurs académies et sociétés savantes.
Il s’était fait très tôt le défenseur du rapprochement entre Académies de province et il a été ainsi un des fondateurs de la Conférence Nationale des Académies, dont il a été le premier président puis président d’honneur.
Titulaire de nombreuses décorations, le médecin-général Edmond Reboul est décédé en 2010.


1996-1998 : Alain Larcan (Académie de Stanislas)
Alain Larcan, né en 1931, était docteur en médecine. Il a consacré sa carrière hospitalière et universitaire à la médecine d’urgence. Pionnier de la médecine de catastrophe, il a fondé et présidé le service SOS de Nancy et surtout il est à l’origine de la création du SAMU. Il était professeur émérite de la chaire de pathologie et de réanimation. Il est l’auteur d’une centaine de publications. Élu à l’Académie de Médecine en 1978, il en a été le plus jeune président en 1994.

 

 Grand admirateur du général de Gaulle, il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie intitulée « Affinités littéraires, chemins intellectuels, itinéraire spirituel de Charles de Gaulle ». Il a ensuite consacré une dizaine d’ouvrages sur la pensée et la spiritualité du général. Il était le conseiller scientifique de la Fondation Charles de Gaulle.
Il était aussi passionné par l’histoire et le patrimoine de la Lorraine.
Entré à l’Académie de Stanislas dès 1968, il en a été le président à deux reprises. Il a été élu président de la Conférence Nationale des Académies à l’occasion de l’accueil de la Conférence par l’Académie de Stanislas en 1996, accueil marqué par un colloque qui fit date sur « La Lorraine, la France, l’Europe ». Il s’est attaché, après le médecin-général Reboul, à faire de la Conférence une association reconnue et pérenne.
Titulaire de nombreuses décorations, Grand Croix de la Légion d’honneur, ayant atteint dans les réserves le grade de Médecin chef des services, Alain Larcan est décédé en 2012.


1998-2000 : Patrice Bonnefous (Académie des Sciences Morales, des Lettres et des Arts de Versailles)
Patrice Bonnefous est né en 1928. Il est diplômé de Sciences Politiques Paris, de la Faculté de Droit de Paris  (Hautes études internationales) et de l’INSEAD.
Il s’est spécialisé dans le domaine de la traduction, en particulier des documents juridiques et financiers. Il est président d’honneur d’un groupe de dix entreprises de traduction, président de la Chambre nationale des entreprises de traduction et président honoraire de la Compagnie des experts-traducteurs, ayant été expert-traducteur auprès du tribunal de Grande instance de Versailles et près la Cour d’appel de Paris.
Il a présidé le journal local « Toutes les nouvelles de Versailles » de 1978 à 1988 et a été conseiller municipal de Versailles de 1983 à 2001.
Patrice Bonnefous a été élu à l’Académie de Versailles en 1980 et en a été le président de 1996 à 1998. Il a été élu à la tête de la Conférence Nationale des Académies lorsque l’Académie de Versailles a accueilli la Conférence en 1998.

 

Patrice Bonnefous

2000-2002 : Charles Mavaut est né en 1921 à La Rochelle où sa famille était établie depuis 1914. Après des études en école de commerce, il a repris et développé diverses entreprises familiales, réseaux d’épiceries et de drogueries, distribution de gaz liquéfié, tout en diversifiant ses activités : agent général d’assurances, promoteur immobilier.
Comme son père, il a été président du Rotary Club de La Rochelle. Sa mère avait été, quant à elle, élue à l’Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle en 1937. Charles Mavaut y a été admis à son tour en 1949. Elu président en 1988, il a eu tout au long de ses treize années de présidence la volonté de mieux faire connaître aux Rochelais et à la municipalité l’Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle. Il a beaucoup contribué au renouveau de ses activités: séances mensuelles internes en plus des conférences publiques, annales, publications, contacts internationaux.
Convaincu de l’intérêt de la Conférence Nationale des Académies, il a participé étroitement à sa mise en place. Il avait proposé que l’Académie de La Rochelle accueille le colloque en 2000 et prenne en charge la Conférence Nationale de 2000 à 2002. Président de la Conférence Nationale pendant ces deux années, il a été très actif : visites aux Académies membres, renforcement des liens interacadémiques, diversification des publications (Lettres des Académies et revue Akademos).
Charles Mavaut avait été décoré de la croix de chevalier des Arts et des Lettres par le député-maire de La Rochelle.
A sa mort en 2009, Charles Mavaut a fait un legs très important de biens immobiliers à la ville de La Rochelle. Ses dons ont été mis à profit pour offrir une résidence municipale à des artistes rochelais et pour rénover l’orgue de l’église Saint-Sauveur de La Rochelle, où il avait été baptisé et où ses obsèques se sont déroulées.
 

      

                                                                                                             Charles Mavaut

2002-2004 : Michel Woronoff (Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon et de Franche-Comté)
Le professeur Michel Woronoff, né en à Paris en 1934, est agrégé de lettres en 1958.  Après avoir enseigné dans différents lycées du nord-est de la France, il a été pendant plusieurs années professeur de langue et de civilisation françaises ainsi que de grec à la faculté des lettres de Dakar. A ce titre, il a été fait officier de l’Ordre du Lion du Sénégal, recevant cette décoration des mains de Léopold Senghor lui-même.
En 1979, il devient professeur de langue, de littérature et de civilisation de la Grèce antique à la Faculté des Lettres de l’Université de Franche-Comté à Besançon. Il a assuré la présidence de cette Université en 1991.
Elève de Fernand Robert, helléniste reconnu et membre de l’Ecole Française d’Athènes, Michel Woronoff est aussi un très grand helléniste, spécialiste incontesté des poèmes homériques. Sa thèse d’Etat traitait de « Homère, juge des Troyens ». Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur ce thème de l’Iliade et de l’Odyssée, de traductions et d’ouvrages historiques.
Membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon et de Franche-Comté, il en a été le président. Il a été élu à la tête de la Conférence Nationale des Académies lorsque l’Académie de Besançon a accueilli la Conférence en 2002 à l’occasion de son 250ème anniversaire.

 

Michel Woronoff

2004-2006 : Jean-Claude Remy (Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d’Angers)
Jean Claude Remy, né en 1936, est docteur ingénieur et docteur es Sciences Physiques. Professeur d'Université, directeur du Laboratoire de Physicochimie des Surfaces, président de l'Université d'Angers de 1976 à 1982, il a été directeur de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers d’Angers. De 1993 à 1998 il a été chargé de mission au sein de la Mission Scientifique et Technique du M.E.N.E.S.R.
Député suppléant de 1981 à 1988 il a été conseiller municipal d'Angers de 1989 à 1995 et conseiller régional des pays de Loire.
Elu en 1980 à l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d’Angers, il a assuré la présidence de cette Académie en 1993. Il a été élu président de la Conférence Nationale des Académies à l’occasion de la réception de la Conférence à Angers en 2004.

 

Jean-Claude Remy

2006-2008 : Daniel Grasset (Académie des Sciences et  Lettres de Montpellier)
Le professeur Daniel Grasset est docteur en médecine, urologue, ancien chef de service d’urologie au CHU de Montpellier. Il a été président de la Société française d’urologie. D’une famille de grands bâtisseurs, il a lui-même œuvré pendant 13 ans à la construction de l’actuel CHU de Montpellier, l’hôpital Lapeyronnie, inauguré en 1984. Professeur d’urologie à la Faculté de médecine de Montpellier, il a été membre du Conseil National des Universités de 1987 à 1991. Il a publié de nombreux ouvrages médicaux, en particulier sur l’urologie. Daniel Grasset est aussi un passionné d’histoire maritime : il a écrit plusieurs ouvrages et prononce souvent des conférences dans ce domaine.
Elu en 2001 à Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, il est président de la section de médecine depuis 2004. Il a été président-général de cette Académie de Montpellier en 2012.  En 2006, l’Académie de Montpellier fêtant son tricentenaire, avait accueilli la Conférence Nationale des Académies et le professeur Daniel Grasset, à cette occasion, avait été élu président de la Conférence.

 En 2012 Daniel Grasset a présidé l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier.

 

Daniel Grasset

2008-2010 : André Laronde (Académie Delphinale)
Le professeur André Laronde, né à Grenoble en 1940, était agrégé d’histoire, docteur es lettres et sciences humaines. Il a enseigné l’histoire ancienne et l’histoire des arts à l’Université de Grenoble puis l’histoire grecque à la Sorbonne. Il était le directeur de l’Institut d’épigraphie grecque de la Sorbonne.
André Laronde était surtout un archéologue mondialement réputé, spécialiste de la Lybie. Il a dirigé la mission archéologique française dans ce pays depuis sa création en 1976. Il avait dirigé de très nombreuses campagnes de fouilles, notamment sur les sites de Leptis Magna en Tripolitaine et d’Apollonia en Cyrénaïque, grandes villes portuaires antiques. Au total il a passé 37 ans de sa vie au service de l’archéologie française en Lybie. Il a été pendant dix ans directeur du Centre de recherches sur la Lybie antique à la Sorbonne.
Il était l’auteur de très nombreux ouvrages sur la civilisation hellénistique, sur la Lybie ou encore sur la présence romaine en Lybie. Il publiait aussi très régulièrement des articles dans les revues d’archéologie.
Il était membre de nombreux conseils et sociétés, notamment du Conseil national des Universités, des conseils scientifique et administratif auprès de l’Ecole Française d’Athènes.
Membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 2002, il avait été élu  à l’Académie Delphinale en 1976 et il avait assuré la présidence de cette Académie de 1992 à 1994, ainsi que la présidence de la Conférence Nationale des Académies en 2008-2010.
Le professeur André Laronde est décédé en 2011 ; un hommage lui a été rendu à l’Institut du Monde Arabe.

 

 

2010-2012 : Jeanne-Marie Demarolle (Académie Nationale de Metz)
Madame Jeanne-Marie Demarolle est docteur en histoire, professeur émérite de l’Université de Metz. Elle a enseigné dans cette Université Paul Verlaine de Metz l’histoire antique, en particulier l’histoire romaine. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages sur la civilisation romaine. Passionnée par l’histoire locale, elle a mené diverses recherches notamment sur l’histoire socio-économique et culturelle de la Lorraine antique. Elle a été présidente de la Société d’histoire et d’archéologie de la Lorraine de 1992 à 2000.
Madame Jeanne-Marie Demarolle est membre depuis 1992 de l’Académie Nationale de Metz qu’elle a présidé de 2007 à 2010. Elle a assuré la présidence de la Conférence Nationale des Académies de 2010 à 2012 ; elle en est actuellement la présidente honoraire.

 

 

2012-2014 : François Braud (Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux)
Né en 1941 à Mamers dans la Sarthe, d’une famille de magistrats, son père et son beau-père ont été présidents de la Cour d’appel de Bordeaux, François Braud a fait carrière dans la magistrature, essentiellement comme magistrat du siège. Président du tribunal de Grande Instance de Poitiers, puis Premier Président de la Cour d’appel de Limoges, il a été nommé en 2002 Premier Président de la Cour d’appel de Bordeaux où il avait exercé précédemment des fonctions de maître de conférences à l’Ecole Nationale de la Magistrature ainsi que de conseiller à la Cour d’appel. Il a terminé sa carrière dans ce poste et il est aujourd’hui Premier Président honoraire de la Cour d’appel de Bordeaux. Il est également président de l’Association nationale des magistrats honoraires.
Reçu en 2008 à l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, il a été élu à la présidence de la Conférence Nationale des Académies en octobre 2012 lors de l’assemblée générale qui s’est tenue à Bordeaux à l’occasion du tricentenaire de l’Académie de cette ville.

 

François Braud

 2014- 2016 : Françoise L'Homer-Lebleu (Académie d'Orléans, Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts)

Née à Oignies dans le Pas de Calais dans une famille d'enseignants et d'ingénieurs, Madame L'Homer-Lebleu est professeur agrégé d'Allemand. Elle enseigne à Lille et à Alger avant de devenir professeur de chaire supérieure à Orléans tout en étant chargée, depuis 1972, de l'enseignement de l'Allemand, option comprise, en khâgnes Fontenay-Saint-Cloud et rue d'Ulm. Présidente de l'association de jumelage Orléans-Münster pendant 8 ans elle est vice-présidente de l'Académie d'Orléans depuis 2013. Producteur d'émissions radiophoniques depuis l'an 2000, elle est l'auteur de nombreuses traductions. Elle a été élue à la présidence de la Conférence Nationale des Académies en octobre 2014, lors de l'assemblée générale qui s'est tenue à Orléans.

 

 

 Françoise L'Homer-Lebleu

 

2016 -2018 : Jean-Paul Meyrueis (Académie du Var)

Né en 1937, Jean-Paul Meyrueis  entre à l'École de Santé Navale en 1956. Il en sort docteur en médecine et major de sa promotion en 1961. Après un premier tour du monde sur le croiseur école Jeanne d'Arc, puis une affectation sur un aviso hydrographique basé à Dakar, il rejoint les hôpitaux de la Marine, avant de faire une nouvelle croisière sur la Jeanne d'Arc comme chirurgien du bord. Nommé chirurgien des hôpitaux des armées en 1970, il dirige le service de chirurgie de l'hôpital des FFA à Tübingen et fonde, avec un chirurgien allemand, le centre franco-allemand de traitement des scolioses.

En 1971, il rejoint l'hôpital Sainte-Anne de Toulon, maison mère des hôpitaux de la Marine, pour diriger le service d'orthopédie Traumatologie et  pour  préparer le concours  d'agrégation. Nommé professeur agrégé (Concours Val de Grâce 1973), il choisit de revenir à Toulon afin de poursuivre les travaux de recherche qu'il avait entrepris avec plusieurs services de l'arsenal et de l'université. Ces recherches ont permis de mettre au point le fixateur externe du service de santé des armées, destiné au traitement des  redoutables fractures ouvertes de guerre. Ce fixateur a équipé les armées et de nombreuses organisations humanitaires. L'Armée américaine s'en est inspiré ...

Les recherches ont abouti par ailleurs à une nouvelle conception du traitement par plaques des fractures et au dépôt de brevets. Les royalties correspondantes ont financé des bourses pour le séjour  de jeunes chirurgiens français dans des services étrangers de pointe. Le principe fondamental de ces plaques a été adopté dans de nombreux pays y compris les USA.

En 1981, il est nommé professeur titulaire de la chaire de chirurgie appliquée à la Marine. Il quitte le service actif en 1986 et poursuit ses recherches et son activité chirurgicale dans le privé jusqu'en 2000. De 1987 à 1992, il préside la normalisation internationale du matériel de traitement des fractures (ISO -TC 150- SC5)

En 2002 il entre à l'Académie du Var.  Membre titulaire en 2003, il est président de 2007 à 2011. Il est l'auteur d'une centaine de publications consacrées à la chirurgie orthopédique mais aussi au patrimoine toulonnais et à l'histoire locale.

En 2010 la Société Française de Chirurgie Orthopédique (SOFCOT), dont il est membre titulaire honoraire, l'a nommé membre d'honneur pour sa contribution aux progrès de cette spécialité. En octobre 2016 il est nommé président de la Conférence Nationale des Académies.

 

Jean-Paul Meyrueis

 

2018-2020 : Christiane Roederer (Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Alsace)

Auteur d’une quinzaine d’ouvrages (essais, poèmes, romans) elle est aussi conférencière.  Lauréate du Prix de la Société des Écrivains d’Alsace, Lorraine et de l’Académie d’Alsace elle fut président de l’une (1989-1995) et de l’autre (2008-2017). Nommée officier dans l’ordre des Arts et des Lettres en 1991 après une distinction décernée par la Renaissance française (1985). Elle fut l’objet d’une thèse à l’Université de Macerata (Italie) Faculté des Lettres et de Philosophie : « C.R. : Una scrittrice alsaziana ».

Création en 2008 de la « Journée bonheur » réunion inter académique (Stanislas/Nancy, Metz, Besançon/Franche Comté, Dijon) Présidence de l’Association « Pour la Démocratie européenne » (2008-12)

DRH d’une caisse de retraite des cadres, elle fut rédacteur en chef de la publication réservée aux retraités « La voix de l’amitié » (1983-93). 

Responsable des Annales de l’Académie d’Alsace (2008-17) et de « L’Écrivain » bulletin de liaison de la Société des Écrivains (1989-95).

Collaborations littéraires : chroniques rotariennes du « Chat avisé » (1984-94) ; lancement d’une collection « Objectif demain » ; chroniques dans le Journal de la Chasse d’Alsace-Lorraine ; Saisons d’Alsace ; Revue alsacienne de littérature ; anthologies diverses. Préfaces, critiques littéraires, émissions radio et TV (française, italienne, allemande) 

Conférences : colloques nationaux (Alsace, Sénat, Sorbonne, Bordeaux, Parlement européen, Conseil de l’Europe)…

Colloques internationaux : Rabat, Bruxelles, Amsterdam, Dublin, St Pétersbourg, ONU NY, Budapest, Universités de Luxembourg, d’Exeter, de Macerata (Italie), d’Oxford.

  

 

Christiane Roederer

 

 

Les colloques organisés par la Conférence Nationale des Académies

 

Des colloques sont organisés chaque année à l’occasion de l’assemblée générale, les années paires en province, les années impaires à Paris. Ils n’étaient ouverts jusqu’en 2002 qu’aux membres des Bureaux des Académies de la Conférence. Depuis 2002 tous les membres des Académies de la Conférence peuvent désormais y participer.

Thème des colloques

1996 (Nancy) :  "La Lorraine, la France, l’Europe."

1997 (Paris) :  "La Francophonie" 

1998 (Versailles) : " Versailles au XIXème siècle."

2004 (Angers) :  "Les princes d’Anjou. Mémoires et survivances."

2005 (Paris) :  "La séparation des Églises et de l'État en province"  avec une conférence inaugurale du Pr. Jean-Marie Mayeur.

2006 (Montpellier, à l’occasion du tricentenaire de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier) : "Trois hommes d’État ayant marqué durablement la politique de la France : Cambacérès, Cambon et Chaptal."

2007 (Paris) :  "La Nation française" avec une conférence inaugurale d'Emmanuel Leroy Ladurie, membre de l'Institut.

2008 (Grenoble) : "Politique et culture : l’influence des Dauphinois hors de leurs frontières." Les actes de ce colloque ont été publiés dans la revue Akademos n° 28.

2009 (Paris) : Colloque à l'Institut :  "Le progrès  social" avec une conférence inaugurale de Chantal Delsol, membre de l'Institut.

2010 (Metz, à l’occasion du 250ème anniversaire de l’Académie Nationale de Metz) :  "L’urbanisme, image du pouvoir religieux, militaire, politique et culturel."
Les actes de ce colloque ont été publiés dans la revue Akademos n° 31.

2011 (Paris) :  Colloque à l'Institut : "La découverte de la Terre"  avec une conférence inaugurale de l'amiral François Bellec
Les actes ont été distribués aux participants dès la fin du colloque.

2012 (Bordeaux, à l’occasion du tricentenaire de l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux) :
"Les défis du XXIème siècle : comment Bordeaux et l’Aquitaine s’y préparent ?"  (Les actes de ce colloque ont été publiés par l'Académie de Bordeaux)

2013 (Paris) Colloque à l'Institut : "L'esprit en progrès" avec une conférence inaugurale de Philippe Taquet, président de l'Académie des Sciences.  Les actes ont été distribués aux participants dès la fin du colloque. Ils sont disponibles sur ce site dans le chapitre Travaux inter-académiques, volet Colloques.

2014 (Orléans) "Orléans, ville d'Histoire et d'Innovations.". Les actes de ce colloque peuvent être consultés sur ce site dans le chapitre Académies, Académie d'Orléans, Publications.

2015 (Paris) Colloque à l'Institut : "Le Corps de l'Homme". Les actes ont été distribués aux participants dès la fin du colloque. 

2016 (Toulon) "Toulon, le Var et la Mer" Les actes de ce colloque ont été publiés par l'Académie du Var.

2017 (Paris) "L'héritage". Les actes ont été distribués aux participants à la fin du colloque.

2018 (Alsace) " Des Étoiles et des hommes !" Les actes de ce colloque ont été publiés dans les Annales 2018 de l'Académie d'Alsace.

 

Publications de la Conférence Nationale des Académies

 


La revue Akademos
La revue Akademos est publiée annuellement. Elle comporte une série d’articles présentés par les membres des différentes Académies de la Conférence qui sont toutes invitées à proposer des communications pour cette revue de la Conférence. La rédactrice en chef d’Akademos est madame Catherine Lecomte, membre de l’Académie de Versailles.

La Lettres des Académies
Créée par Michel Woronoff la Lettres des Académies  était le bulletin de liaison des Académies de la Conférence entre 2002 et 2013. Elle était diffusée deux fois par an. Elle présentait les comptes rendus des réunions du Bureau de la Conférence et de l’assemblée générale annuelle, ainsi que différentes communications et nouvelles (admissions, composition des Bureaux, nécrologie, etc.). La Lettre présentait le programme détaillé des activités de chacune des Académies, notamment des séances et réunions avec les titres des conférences et communications présentées. Cette Lettre des Académies permettait ainsi de se faire une bonne idée de l’étendue et de la diversité des activités de toutes les Académies de la Conférence. Elle a été remplacée par le site internet www.inter-academies.fr.

Groupe du réseau RENATER
réservé aux membres des Académies de la Conférence
RENATER est le Réseau National de Télécommunications pour la Technologie, l’Enseignement et la Recherche. Créé en 1993, il est constitué en Groupement d’intérêt public dont font partie par exemple le CNRS, le CNES, l’INRA ou encore l’INSERM. Plus de 1 300 sites sont ainsi raccordés à RENATER qui a pour objet de véhiculer le trafic engendré par les activités de recherche, de développement technologique et d’éducation des différentes entités inscrites à RENATER.
La Conférence Nationale des Académies a constitué en 2012 un groupe spécifique au sein de ce réseau RENATER, baptisé « groupe CNA-RENATER ». L’adhésion à ce groupe est réservée aux seuls membres titulaires des Académies de la Conférence. Ce réseau permet de communiquer des informations telles que les programmes d’activités ou diverses nouvelles intéressant l’ensemble des Académies, de diffuser les textes des communications ou des conférences présentant un intérêt général, de rechercher des confrères intéressés par telle ou telle question, de constituer sur un sujet donné des groupes de travail interacadémiques puis de présenter le résultat des travaux de ces groupes.  (Voir le chapitre consacré au Groupe CNA-RENATER dans le volet de ce  site intitulé Actualités de la CNA  )

RETRANSCRIPTION DE L'EMISSION DE CANAL ACADEMIE EN NOVEMBRE 2011

La Conférence nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts
Jeanne -Marie Demarolle

« Ces Académies sont essentiellement Filles du siècle des Lumières, elles représentent la première forme de travail collégial de recherche entre les savants qui travaillaient jusqu’alors de façon plus isolée. Les Académies de Province jouent un rôle incontestable dans les activités et le rayonnement culturel régional français. Monsieur Gabriel de Broglie, Chancelier de l’Institut de France, très attaché à la Conférence Nationale, suit, avec une attention chaleureuse et soucieuse, nos développements et implications » précise notre invitée.
En 2011, « j’ai souhaité que notre colloque annuel mette à l’honneur les sciences exactes et les nouvelles technologies, en 2012, le colloque se tiendra à Bordeaux, et l’Académie de Bordeaux a retenu le thème des défis du 21ème siècle ; en 2014, nous nous retrouverons à Orléans, en 2016 à Toulon. » déclare Jeanne-Marie Demarolle.

 

Jeanne-Marie DEMAROLLE, Présidente de la Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts



La Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts regroupe, sous l’égide de l’Institut de France, vingt-huit académies provinciales créées, pour la plupart, avant la Révolution française.

Il existait en effet, depuis bien longtemps, dans notre douce France, un grand nombre de sociétés savantes dont quelques-unes portaient le titre flatteur d’Académie, conféré par lettres patentes du Roi, comme ce fut le cas, de très bonne heure, en 1695, à Villefranche-sur-Saône, capitale et perle du Beaujolais. Ces académies, celles du moins qui ont survécu au couperet de la Révolution, vivaient ou vivotaient paisiblement sans trop s’occuper de leurs congénères, sinon, dans le meilleur des cas pour les inviter, en voisins et, dans le pire, pour les jalouser plus ou moins bruyamment. Finalement, à la suite d’un certain nombre de circonstances heureuses, elles ont décidé de se réunir au sein d’un groupement respectant leur personnalité, leurs statuts et leurs habitudes.

Ce regroupement a donné lieu à la création de la Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts, la CNA en abrégé, créée en 2000.

Ouverture du colloque CNA "La découverte de la terre" le 7 octobre salle Hugo à l'Institut

 

Des objectifs de mise en commun

La Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts s’est donnée pour objectif de mettre en communication les académies dispersées sur l’ensemble du territoire.
Les Académies de Province jouent un rôle incontestable dans les activités et le rayonnement culturel régional français. La CNA a pour but de favoriser les synergies et les travaux menés en commun, de promouvoir les actions culturelles, de permettre des échanges avec les académies étrangères, de définir un avenir du courant académique des provinces françaises.

Qui peut en être membre ?

Les fondateurs de la Conférence se sont tout de suite mis d’accord sur un certain nombre de critères caractérisant le profil de ses membres : une certaine ancienneté, - celles qui participèrent à la première réunion avaient été créées avant la Révolution - numerus clausus pour l’effectif de titulaires, pluridisciplinarité, (d’où la mention des Sciences, des Lettres et Arts dans le titre choisi) sélection soigneuse et élection (ou cooptation équivalente), travaux et publications régulières.

Le problème des Compagnies qui, quoique très sérieuses et réputées, ne remplissent pas toutes les conditions, devrait être mis à l’étude, afin de voir comment on pourrait le résoudre. Il faut dire que les statuts adoptés sont très souples et permettraient éventuellement à un règlement intérieur de compléter, de préciser, et d’orienter les articles existants. Mais la Conférence est très jeune : il y a à peine dix ans que les statuts ont été adoptés et que le Bureau a été élu.

Créer une association nouvelle, fut-elle académique, quel intérêt ? Dans les villes et les régions concernées, on connaît la Compagnie locale qui fait occasionnellement parler d’elle, on sait qu’elle est spécifique, marquée par les lieux, par ses recherches, son recrutement, et l’originalité de ses sources et de ses rites. Quelles raisons de la rapprocher de ses semblables souvent éloignées, ayant des statuts et des particularismes très différents, même si un idéal, une activité et surtout un esprit commun président à la vie de toutes ? Pourtant, les raisons ne manquent pas.

La première, c’est peut-être la voix du sang : comme le rappelait, lors du 6ème congrès de la Conférence, à l’Institut, M. Maurice Druon, alors Secrétaire perpétuel de l’Académie française, les académies provinciales les plus anciennes étaient, d’une certaine façon, non les filles d’un Institut qui n’existait pas, mais plutôt celles de l’Académie française. Ces Sociétés se sentaient sœurs, correspondaient, échangeaient, et éprouvaient parfois l’envie de mieux se connaître, au moins entre voisines. A l’époque de la communication et du rétrécissement des distances, n’était-ce pas normal que de tenter de se rapprocher ?

 

Ouverture du colloque par Bernard BOURGEOIS de l'Académie des Sciences morales et politiques
et Mme Jeanne-Marie DEMAROLLE, Présidente de la CNA

 

Sortir de l'isolement

De là à imaginer un rassemblement utile à tous, conférant à l’ensemble un pouvoir non négligeable, et d’abord au niveau de la représentativité, devenue nationale, mais aussi un trésor de sensibilités, d’expériences et de préoccupations communes, voire de différences enrichissantes, il n’y avait qu’un pas. « C’est grâce à nos grands confrères parisiens qu’il sera franchi... », ajoute notre invitée qui poursuit : «A la remise des grands prix de la Société des Poètes français, en 1987, j’eus la chance de rencontrer M. le Bâtonnier Albert Brunois, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, et M. Bernard Chenot, Secrétaire perpétuel de la même Compagnie : je leur fis part de notre isolement, du peu de liens inter-académiques et de la vision floue que nous avions de l’Institut, admirable et admiré, mais à notre avis trop lointain. M. Brunois me laissa alors entendre que les choses changeraient à l’occasion de son année de présidence en 1989». Ainsi se produisit la rencontre entre le désir confusément ressenti mais jusque-là insuffisamment exprimé de la province, et l’intelligente volonté de l’Institut. Celui-ci parfaitement conscient des réalités et de ses responsabilités, va se souvenir de la première organisation prévue par la Convention, dont une disposition précisait que l’Institut national serait formé de« 144 membres résidant à Paris et d’un égal nombre d’associés répandus dans les différentes parties de la République », mesure rapidement abandonnée : C’est ainsi que l’Institut prend en 1989 l’initiative de rapprocher de lui les Académies de province anciennes, et il les invite quai de Conti les 20 et 21 novembre, et tout va s’en suivre.

L’année suivante, nos confrères de Nîmes menés par M. le Pr. Bosc, réunissent les sociétés à caractère académique du midi de la France avec la participation active de M. Robert Henri Bautier de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. L’année suivante, l’Académie de Lyon, qu’alors je présidais, réunit autour d’une forte délégation des cinq classes de l’Institut, avec l’aide de la Ville et du Conseil Général, les Académies invitées deux ans plus tôt à Paris pour des séances de travail consacrées au concept d’académie et à la possibilité d’un rassemblement des compagnies-sœurs. Le principe d’une conférence nationale est adopté ; des critères sont définis et, dès lors, les rencontres se déroulent annuellement tantôt à Paris, tantôt en province et ce sont les Congrès de Marseille, où est adopté le principe de travaux en commun, puis de Rouen, où sont votés les statuts, ce qui permet d’élire un Bureau. Dès lors, l’avenir se présente bien et les Académies rivalisent pour obtenir leur place dans le calendrier des Congrès.

 

Une heureuse coexistence

En résumé, l’Institut va se prolonger d’une certaine façon dans la France des régions et unifier un mouvement culturel national jusque là partagé entre Paris et Province, tandis que les Académies de province se rapprochent entre elles et avec l’Institut, pour leur plus grand bien, mieux armées pour l’étude des difficultés et problèmes communs, en formant une association morale propice à une heureuse coexistence, voire à des travaux communs, et génératrice d’un prestige accru auprès des autorités et du public de leur zone d’influence. Les décisions de principe étant acquises, il ne restait plus qu’à les officialiser... Cela demanda quelque temps, pour aboutir enfin à l’association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 :«  la Conférence nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts », dotée de la personnalité morale, figurait au Journal Officiel du 19 juillet 1995.

La conférence est présidée à tour de rôle par une des académies membres : celle ayant organisé dans sa ville, la réunion qui se tient tous les deux ans en Province ; son président préside le bureau de la Conférence nationale, assisté par un secrétaire général appartenant à la même académie.

Pendant deux ans, l’académie qui préside à la responsabilité de la Conférence s’emploie à développer ses relations interacadémiques ; elle édite la revue Akademos ; d’abord organe de liaison entre ses membres, elle devient la publication officielle de la Conférence, tirée en 1000 exemplaires elle est adressée aux Pouvoirs Publics, aux Organismes et Associations et aux Académies membres.

L’une des tâches essentielles du président est de faire respecter les statuts et d’éviter toute dérive ; dans cette perspective, il est l’interlocuteur qualifié de l’Institut ; il favorise également les contacts avec les académies étrangères qui poursuivent des objectifs culturels comparables et spécialement dans les pays francophones.

La rencontre annuelle de la CNA a lieu les années paires en province, les années impaires à Paris à l’Institut. La rencontre 2011 a eu lieu les 7 et 8 octobre. Le colloque, pluridisciplinaire, qui avait pour thème « La découverte de la Terre » a été couronné de succès puisqu’il a réuni 215 participants et que 29 académies étaient représentées. Bernard Bourgeois de l’Académie des Sciences morales et politiques représentait Monsieur le Chancelier Gabriel de Broglie empêché ; l’Académie des Sciences était représentée par son vice-président Philippe Taquet. Le sujet choisi « La découverte de la Terre » a permis d’entendre plus de communications scientifiques que les années précédentes, tout en faisant place à la peinture, à la poésie, à la littérature, l’exploration.
Les Actes du colloque, préparés par M. Woronoff, ont été envoyés dans chaque Académie. Ils sont aussi disponibles, en s’adressant à l’Académie nationale de Metz : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

Chacune de ces Académies de région est un foyer de culture ; véritable « conscience » du terroir, elle se veut gardienne de l’histoire locale, centre fédérateur des sociétés qui se vouent à la culture, tout en poursuivant une action de défense, de conservation, de mise en valeur, d’accroissement du patrimoine (ville, département, région), et en gardant l’objectif de contribuer à la formation de l’Europe culturelle"

LIENS DES SITES EXTERIEURS A LA CNA

Canal Académie : http://www.canalacademie.com

Académie Française : http://www.academie-francaise.fr

Académie des Sciences : http://www.academie-sciences.fr

Académie de Marine : http://www.academiedemarine.com

Académie de Médecine : http://www.academie-medecine.fr

Académie des Beaux Arts : http://www.academie-des-beaux-arts.fr

Académie des Sciences Morales et Politiques : http://www.asmp.fr

Académie d'Agriculture de France : http://www.academie-agriculture.fr

Institut de France :  http://www.institut-de-france.fr

Académie des inscriptions et Belles Lettres : http://www.aibl.fr

Service Historique de la Défense : http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

Bibliothèque Mazarine : http://www.bibliotheque-mazarine.fr

Bibliothèque de l'Institut : http://www.bibliotheque-institutdefrance.fr